Silhouettes

Avec Silhouettes, mon regard se déplace de l’architecture vers la figure humaine. Les personnages sont présents, mais insaisissables. Leurs corps apparaissent comme des traces fugitives, à peine détachées de l’espace, entre ombre et couleur, entre apparition et effacement.

Dans cette série, la couleur agit comme un voile. Elle enveloppe les silhouettes, les étire, les dissout partiellement, jusqu’à faire basculer la figure hors de toute identité précise. Les corps ne sont plus décrits, mais suggérés, réduits à une intensité, à une présence résiduelle.

L’espace urbain devient alors une scène silencieuse, parfois abstraite, traversée par ces figures anonymes. Ce qui importe n’est pas l’individu, mais le passage, la respiration, la trace laissée dans l’image.

Silhouettes propose une méditation visuelle sur la présence humaine dans la ville, non comme sujet central, mais comme empreinte sensible. Ces images se tiennent sur un seuil : elles ne racontent pas, elles laissent apparaître.

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Berlin, novembre 1989

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Portrait of lives