Marrakech est une ville de contrastes et de strates, où se superposent architectures, usages et temporalités. L’énergie qui s’en dégage, à la fois dense et diffuse, offre un terrain d’exploration urbain d’une grande richesse.
Dans cette série, j’ai choisi de porter mon regard sur des aspects moins immédiatement visibles de la ville, en m’éloignant des images attendues. Les architectures, les volumes et les espaces deviennent des surfaces sensibles, traversées par la lumière et la couleur.
La période hivernale joue ici un rôle essentiel. La lumière, plus douce et légèrement diffuse, modifie la perception des formes et révèle une palette chromatique singulière. Les ocres profonds des murs dialoguent avec le bleu affirmé du ciel, composant un équilibre visuel à la fois apaisé et intense.
Marrakech en hiver propose ainsi une lecture esthétique et contemplative de la ville, où la couleur, la lumière et l’espace urbain s’unissent pour révéler une atmosphère intime, loin de toute approche descriptive ou documentaire.