Basse-Terre sublimée, une odyssée architecturale
Une traversée de Basse-Terre à travers ses architectures et leurs métamorphoses.
Je marche Basse-Terre.
La ville ne se livre pas. Elle se fragmente, se déplace, se recompose dans la pente, entre mer et montagne.
À chaque avancée, l’architecture se dérobe puis réapparaît. Prise dans le relief, dans les ruptures, dans des perspectives instables.
À Basse-Terre, en Guadeloupe, l’architecture ne se regarde pas.
Elle se traverse.
C’est dans cette expérience que s’ancre mon travail de photographe d’architecture.
Cette série s’inscrit dans ma démarche Sublimations, fondée sur les métamorphoses du visible.
Le réel est mon point de départ. L’image commence dans son déplacement.
Je photographie la ville telle qu’elle m’apparaît.
Dans cet instant de bascule, les formes cessent d’être fixes, les lignes se tendent, les volumes glissent.
La couleur agit à cet endroit précis. Elle n’habille pas l’image, elle en révèle la structure. Elle ouvre, déplace, intensifie.
Les façades deviennent surfaces actives. Les architectures se recomposent. L’espace gagne en densité.
À Basse-Terre, cette transformation trouve un terrain immédiat.
La ville contient déjà cette instabilité du regard, cette manière de surgir par fragments, de se construire dans le mouvement.
Je n’impose rien. Je prolonge ce qui est là.
Cette série propose une traversée de l’architecture de Basse-Terre, entre photographie d’art, perception et métamorphoses du visible.